Vincent van Gogh
1889 Saint-Rémy-de-Provence.
Vincent van Gogh est le fils d’un pasteur calviniste et naît le 30 mars 1853 à Groot Zundert, un petit village hollandais. Son oncle qui est associé à la galerie d’art Goupil & Cie l’y fait entrer en 1869. Il travaille à La Haye, puis à Londres et à Paris, avant son licenciement en 1876. Il se sent alors appelé par une vocation spirituelle et commence des études de théologie qu’il abandonne pour devenir prédicateur laïque. Il obtient une mission évangéliste en Belgique, chez les mineurs du Borinage, dans la région de Mons. Elle se solde par un échec mais il gardera l’image de la misère humaine et une partie de son œuvre montre la condition des plus humbles.
Sa traversée du Borinage commença à Pâturages, en 1878. Le jeune homme, âgé de 25 ans, est accueilli par un pasteur qui l’installa chez un colporteur au 39, rue de l’Eglise. Il part ensuite pour Wasmes, dans une maison que très vite, il jugera trop luxueuse et qu’il ne tardera pas de quitter pour une cabane. Il occupe à cette époque, un poste d’évangéliste. Il consacre tout aux mineurs et leurs familles. Il va même jusqu’à descendre à 700 mètres dans les fosses. Lors d’un coup de grisou, il sauve un mineur. Mais son occupation ne tarde pas à être désapprouvée, on accepte pas sa fonction de prêtre ouvrier et cela le choque. Et de là lui viendra l’idée de s’installer à Cuesmes dans la maison située rue du Pavillon n°3.
Il étudie le dessin à Anvers, se met à l’aquarelle et commence la peinture à l’huile, en 1882. À Nuenem, dans le presbytère paternel, il travaille en extérieur et ses portraits de paysans aboutissent aux Mangeurs de pommes de terre, œuvre majeure qui révèle sa sensibilité inquiète et véhémente. À Anvers de nouveau, il est impressionné par les Rubens et a la révélation des estampes japonaises. À Paris, il rencontre Camille Pissarro, Henri de Toulouse-Lautrec et Paul Gauguin. C’est une période très fertile où son art s’oriente vers l’impressionnisme mais l’absinthe et la fatigue aggravent son état mental.
En février 1888, il s’installe à Arles qu’il découvre sous la neige, et une nouvelle page de son œuvre va s’ouvrir avec la découverte de la lumière provençale. Il parcourt à pied la région et peint des paysages, des scènes de moissons et des portraits. Au début du mois de juin 1888, ayant reçu un billet de 100 francs de son frère, il se rend en diligence aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour un court séjour de cinq jours. Il y peint la fameuse barque « Amitié » et le village regroupé autour de l’église forteresse. Parallèlement, Vincent qui habite la « maison jaune », rêve d’une communauté d’artistes unissant fraternellement leurs expériences et leurs recherches : Gauguin vient le rejoindre dans ce but en octobre 1888 et ils commencent à travailler ensemble comme par exemple sur la série de tableaux consacrés aux Alyscamps. Mais les deux hommes s’entendent mal et, à la suite d’une dispute plus violente que les autres, Van Gogh, en proie au délire se mutile l’oreille avant d’aller l’offrir à une prostituée (décembre 1888). Il est soigné par le docteur Rey dont il peint à cette époque le portrait. En mai 1889, il décide alors lui-même d’entrer dans un asile près de Saint-Rémy-de-Provence.
les Paysages de Vincent van Gogh à Saint Rémy de Provence
Le 150ème anniversaire de la naissance de Vincent van Gogh
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