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Frédéric Mistral

La renaissance de la langue provencale

Biographie

Né le 8 septembre 1830 à Maillane (Provence), fils de ménagers aisés (François Mistral et Adélaide Poulinet - par lesquels il est apparenté aux plus anciennes familles de Provence : Cruvelier, Expilly, Roux nés Ruffo di Calabria, elles-mêmes très étroitement apparentées entre elles ; marquis d’Aurel), il ne va à l’école qu’à partir de l’âge de neuf ans.

De 1848 à 1851, il étudie le droit à Aix-en-Provence et se fait alors le chantre de l’indépendance de la Provence et surtout du provencal "première langue littéraire de l’Europe civilisée". C’est au cours de ses études de droit qu’il apprend l’Histoire de la Provence, jadis Etat indépendant. Emancipé par son père, il prend alors la résolution : "de relever, de raviver en Provence le sentiment de race (...) ; d’émouvoir cette renaissance par la restauration de la langue naturelle et historique du pays (...) ; de rendre la vogue au provencal par le souffle et la flamme de la divine poésie". Pour Mistral, le mot "race" s’entend du "peuple lié par la langue, enraciné dans un pays et dans une histoire".

Mistral reçoit le Prix Nobel de littérature en 1904 conjointement avec Jose Echegaray. Il consacrera le montant de ce prix à la création du Musée Arlaten à Arles.

Marié à une franc-comtoise, Marie-Louise Rivière, il n’aura pas d’enfants et meurt le 25 mars 1914 à Maillane.

Oeuvre

1 - Félibrige.

Rentré à Maillane, Mistral s’allie au poète Roumanille, et organise avec lui la renaissance de la langue provencale. Ils fondent alors le mouvement du félibrige qui a permis de grandement promouvoir la langue occitane aidé par Lamartine : placé sous le patronage de Sainte-Estelle, ce mouvement accueillera tous les poètes occitans chassés d’Espagne par Isabelle II.

Par son œuvre, Mistral réhabilite la langue provencale en la portant aux plus hauts sommets de la poésie épique : la qualité de cette œuvre sera consacrée par les plus hauts prix.

Il fonde en compagnie de poètes provençaux le mouvement Il se lance dans un travail de moine pour faire un dictionnaire et dans des textes de chansons comme un troubadour.

2 - Mireille.

Son œuvre capitale est Mirèio (Mireille) qui lui a demandé huit ans d’effort créateur (publié en 1859). Contrairement à l’orthographe habituelle qui aurait donné Mirelha, Mistral se voit imposer par son éditeur Roumanille une graphie simplifiée, dorénavant appelée « mistralienne », en opposition à la graphie « classique » héritée des troubadours. Mirelha raconte l’amour de Vincent et d’une belle provençale Mireille. Cette histoire est comparable à celle de Roméo et Juliette mais la langue occitane apporte plus de richesse au texte en montrant la force des sentiments surtout oralement avec l’accent.

Charles Gounod en fait un opéra en 1863.

Mistral trouve ici l’occasion de proposer sa langue mais aussi de faire partager la culture d’une région en parlant notamment des saintes Maries de la Mer qui auraient chassé d’après la légende, la Tarasque


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